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Angelo Micheli
Historien des arts africains et
photographe.
African Arts historian and photograph.
En tant qu'historien de l'art, j‘ai abordé, à l’origine,
la question du portrait grâce aux rencontres de portraitistes de studio en
Afrique occidentale: http://doubles-portraits-afrique.blogspot.com/. Dès lors,
je me suis mis à les photographier et à photographier leurs clients. Et je n’ai
plus cessé ensuite de réaliser des portraits d’inconnus pendant mes voyages.
Afrique de l’Ouest (Togo, Bénin, Burkina Faso, Mali), Inde, Israël, Afrique du sud, France, Italie... Je voyage, je regarde les gens, je les rencontre parfois, je les photographie. J'essaie de comprendre leur monde intime, leur paysage intérieur, leurs pensées, leurs rêves ou bien leurs inquiétudes.
Certaines recherches m’ont conduit en Afrique occidentale vers l’univers des jumeaux. Ainsi, depuis quelques années, je photographie des personnes accompagnées des statuettes représentant leurs jumeaux décédés (enfants ou parents).
Quand on regarde un portrait - un visage - on n’oublie jamais qu’il n’est que l’une de ses multiples facettes. L’hébreu nous rappelle que visage se dit paniym, c’est un pluriel qui signifie qu’on ne peut pas avoir un seul visage, mais plusieurs, que le visage peut toujours se modifier en racontant les possibilités de l’Autre.
Quand on regarde un portrait - une figure - on n'oublie jamais non plus qu'il nous regarde, il nous fait face. On ne se lasse pas de le regarder, de le scruter que cela nous plaise ou non. Dès lors nous rencontrons l'Autre et en même temps nous nous rencontrons nous-mêmes.
Afrique de l’Ouest (Togo, Bénin, Burkina Faso, Mali), Inde, Israël, Afrique du sud, France, Italie... Je voyage, je regarde les gens, je les rencontre parfois, je les photographie. J'essaie de comprendre leur monde intime, leur paysage intérieur, leurs pensées, leurs rêves ou bien leurs inquiétudes.
Certaines recherches m’ont conduit en Afrique occidentale vers l’univers des jumeaux. Ainsi, depuis quelques années, je photographie des personnes accompagnées des statuettes représentant leurs jumeaux décédés (enfants ou parents).
Quand on regarde un portrait - un visage - on n’oublie jamais qu’il n’est que l’une de ses multiples facettes. L’hébreu nous rappelle que visage se dit paniym, c’est un pluriel qui signifie qu’on ne peut pas avoir un seul visage, mais plusieurs, que le visage peut toujours se modifier en racontant les possibilités de l’Autre.
Quand on regarde un portrait - une figure - on n'oublie jamais non plus qu'il nous regarde, il nous fait face. On ne se lasse pas de le regarder, de le scruter que cela nous plaise ou non. Dès lors nous rencontrons l'Autre et en même temps nous nous rencontrons nous-mêmes.
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As an art historian, I first
broached the question of portraiture through meetings with studio portraitists
in West Africa: http://doubles-portraits-afrique.blogspot.com/. From then on I
began to photograph them and photograph their clients. And then I never stopped
making portraits of strangers during my travels.
West Africa (Togo, Benin, Burkina Faso, Mali), India, Israel, South Africa, France, Italy... I travel, I look at the people, I meet them sometimes, I photograph them: I make pictures, figures. I'm trying to understand their intimate world, their inner landscape, their thoughts, their dreams or theirs worries.
Some researches led me in West Africa to the universe of twins. So, for several years, I have been photographing people accompanied by statuettes representing their deceased twins (children or parents).
When we are looking at a portrait - a face - we never forget that it is just one of its many facets. The Hebrew reminds us that face is called paniym, it is a plural which means that we cannot have one face, but several, that the face can always change by telling the possibilities of the Other.
When we are looking at a portrait - a figure - we never forget, either, that it/he is looking at us, it/he is facing us. We will not get tired of looking at him, of examining him, whether we like it or not. Therefore, we meet the Other and at the same time we meet ourselves.
West Africa (Togo, Benin, Burkina Faso, Mali), India, Israel, South Africa, France, Italy... I travel, I look at the people, I meet them sometimes, I photograph them: I make pictures, figures. I'm trying to understand their intimate world, their inner landscape, their thoughts, their dreams or theirs worries.
Some researches led me in West Africa to the universe of twins. So, for several years, I have been photographing people accompanied by statuettes representing their deceased twins (children or parents).
When we are looking at a portrait - a face - we never forget that it is just one of its many facets. The Hebrew reminds us that face is called paniym, it is a plural which means that we cannot have one face, but several, that the face can always change by telling the possibilities of the Other.
When we are looking at a portrait - a figure - we never forget, either, that it/he is looking at us, it/he is facing us. We will not get tired of looking at him, of examining him, whether we like it or not. Therefore, we meet the Other and at the same time we meet ourselves.


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